Collectif Lovemusic | Maëlle Desbrosses
Lovemusic & Ignatius
Le 19 février 2026
Jeudi 19 février à 20h au Théâtre
Durée > 1h | Plein tarif 15€ – réduit 10€
Distribution
Lovemusic
Kaija Saariaho Laconisme de l’Aile pour flûte et électronique
Finbar Hosie The Future of the Illusion pour piccolo, électronique et vidéo
Finbar Hosie Close pour démi-flûte amplifiée
Helmut Oehring Langue/Oeil pour flûte basse et SignMimoChoreographie
Finbar Hosie To Die pour flûte et électronique
Bára Gísladóttir – GROWL POWER pour flûte basse et électronique 10’
Ignatius
Alto, voix, composition et électronique Maëlle Desbrosses
Accordéon et voix Armelle Dousset
Nickelharpa et voix Éléonore Billy
Tuba Fanny Meteier
Le spectacle
Le collectif lovemusic propose un nouveau volet de sa série de projets intitulée Talking Music, dans lequel la question de l’identité du langage et de sa manière d’être intégrée à la performance musicale est au centre. Ce programme s’articule cette fois autour d’un duo flûte/ performance et électronique live, proposant des formes de narration contemporaines, intimes ou détournées, où le langage, parlé, signé ou incarné, devient matière sonore.
_________
Chérissant une obsession pour les fragments mélodiques, Maëlle Desbrosses continue son travail d’exorcisme des vers d’oreille. Avec Ignatius, elle s’interroge sur la mémoire auditive, mêlant un ensemble acoustique à un traitement électronique interrogeant sur la déformation du souvenir musical.
L'équipe
Maëlle Desbrosses est une multi-instrumentiste et compositrice française qui évolue entre musique classique et jazz. Après un master d’interprétation à Genève, elle développe une approche musicale fusionnant rigueur classique et improvisation.
Sa carrière se caractérise par de nombreuses collaborations avec des artistes reconnus comme Pomme, Marc Ducret ou Dominique Pifarély. Elle poursuit sa formation en jazz à Montreuil et étend sa pratique de l’alto à la viole d’amour.
En 2020, elle co-fonde le trio Suzanne, lauréat Jazz Migration, ce qui lui ouvre les portes d’une tournée européenne. Elle participe ensuite à de multiples projets pluridisciplinaires et orchestres, notamment l’Orchestre Incandescent de Sylvaine Hélary. Résidente à l’Atelier du Plateau en 2023-24, elle dirige plusieurs groupes personnels : Ignatius, Ecchoing Green et le duo Météore. En 2024, elle co-fonde le Quatuor Kaija, spécialisé dans la création contemporaine. Son parcours illustre une démarche artistique transversale, cherchant à décloisonner les genres musicaux et à explorer les possibilités infinies de la création musicale.
Le collectif Lovemusic propose un nouveau volet de sa série de projets intitulée Talking Music, dans lequel la question de l’identité du langage et de sa manière d’être intégrée à la performance musicale est au centre. Ce programme s’articule cette fois autour d’un duo flûte/ performance et électronique live, proposant des formes de narration contemporaines, intimes ou détournées, où le langage, parlé, signé ou incarné, devient matière sonore. Laconisme de l’aile de Kadija Saariaho prends comme base l’idée de mélanger les rythmes de la parole et les timbres de la respiration à l’expression plus traditionnelle de la flûte en utilisant des fragments de texte empruntés à Les Oiseaux de Saint-John Perse. Helmut Oehring, compositeur dont la langue maternelle est la langue des signes, laisse celle-ci inspirer et structurer sa pratique et son écriture. Il a conçu la “SignMimoChorégraphie”, proposant des séquences chorégraphiques poétiques et abstraites basées sur la syntaxe visuo spatiale et la grammaire de la langue des signes. Le collectif lovemusic collabore avec Helmut Oehring depuis plusieurs années, notamment autour de la création d’une pièce importante commandée par le collectif, alternant signes et musique dense et brute. Ici, lovemusic propose Langue/Oeil, une œuvre qui alterne à nouveau performance gestuelle et musique. Trois extraits de la collection de micro fictions musicales I Was Wearing My Skin Unfresh de Finbar Hosie et Emiliano Gavito présentent des vignettes narratives de l’intimité du quotidien. To Die met en musique une courte histoire de Diane Williams, écrivaine américaine dont la voix transgressive incarne une narration masculine dans un élan moqueur et nihiliste. Close et 07 07 /1943 restituent des fragments de lettres passionnelles et poétiques de John Cage à Merce Cunningham, tandis que The Future of the Illusion interroge notre rapport aux écrans et au langage musical de l’ASMR. Growl Power de Bára Gísladóttir fait émerger une force brute du langage instrumental et vocal, s’inspirant des pratiques vocales de la musique metal, où une énergie vocale et corporelle est poussée à l’extrême par une électronique utilisée comme caisse de résonance sans fin.
Coproductions et soutiens
Soutiens ; DRAC Île-de-France, Théatre de Vanves, Jazzus
Plus d'infos
Crédit photos : Laurent Villarem