Pierre Loup Morillon, Kenza Kabisso et Yu Hsuan Chang
Research, WIP / Detii Daya / À feu doux
Le 3 avril 2026
Vendredi 3 avril à 19h au Théâtre
Durée > Environ 30 min par performance | Entrée libre
Le spectacle
En partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris
Trois jeunes diplômé·es du master Danseur interprète du CNSMDP sont invité·es à prolonger une recherche initiée dans le cadre de leurs études et vous ouvrent les portes du studio.
Pierre Loup Morillon – Petit conte autoptique
Du temps – qui coule – et un espace tendu en une vaste toile où s’accrochent souvenirs, récits et corps.
Laissons faire, ensemble, car rien ne justifie qu’il se passe quoi que ce soit. Il n’y a qu’à suivre le fil. Maintenir l’attention par la tension ; sans pour autant chercher à saisir. Dans une errance latente, veuillez, je vous prie, accepter cette invitation à percevoir et ressentir – pour ne pas consommer – au profit d’une réminiscence de ce qui a été traversé.”
Ce spectacle comporte de la nudité
Kenza Kabisso – Detii Daya
Ce solo prolonge une première recherche, où la mémoire narrative et corporelle de l’interprète et de son père, se rencontraient au plateau. Detii daya est une invitation à entrer dans une intimité partagée, permettant l’accès à un espace de communion sensible. Chargée de cette expérience, cette pièce s’attache à observer comment plusieurs temporalités, intime, familiale, ancestrale, se racontent et dialoguent dans le corps de l’interprète. Le présent performatif intervient alors comme un espace d’agencement et de transformation. Il offre un temps de réactivation et de circulation de traces qui se recomposent dans l’instant, révélant une présence traversée par des héritages multiples, en constante négociation entre ce qui a été vécu, ce qui persiste et ce qui se transforme.
Yu Hsuan Chang (France/Taïwan) – À feux doux
À travers la recherche d’une cuisine fusion, l’artiste explore comment, au cœur de la culture française, une Taïwanaise se mijote peu à peu elle-même — comment, durant ce temps, elle perçoit et transforme son propre être.
Sur scène, l’interprète transforme l’espace en cuisine. Du début à la fin, elle prépare un plat pendant que des images se déploient dans l’espace.
Sur le feu, elle crée une danse née de l’attente et du geste.
Selon le lieu et l’atmosphère, elle invite le public à partager le repas, ou bien cuisine seule — dans un moment intime et silencieux.
Le processus culinaire — l’attente, le mouvement, le rythme — reflète le souffle du quotidien. La transformation des ingrédients, la fusion des techniques orientales et occidentales, deviennent le moule qui façonne son corps.
La presse en parle
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"Observer la silhouette longue et soupe de Pierre Loup Morillon, sa tranquilité sereine apparente, ne donne qu'une minuscule idée de l'amplitude de son talent d'interprète."
Rosita Boisseau - Le Monde
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