Marion Sage(FRANCE/BELGIQUE)
Jument
Lundi 23 mars à 20h (à la suite de Marinette Dozeville) au Générateur
Durée > 35 min | Tarif unique 10€
Distribution
Dans le cadre d’une soirée Carte Blanche à Marinette Dozeville
Création et interprétation Marion Sage
Création sonore Anne Lepère
Lumières Estelle Gautier
Costumes Luidgi Bazillier (Goundra)
Scénographie Iona Suzuki
Regards extérieurs Antia Diaz, Pierre Louis Kerbart, Lou Viallon
Aide ponctuelle en production et diffusion France Mori
Le spectacle
Il y a d’abord des archives de l’histoire de la danse conservées dans son bureau : des articles et des photographies du numéro de cabaret Le Cheval, interprété à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale par une danseuse d’expression allemande exilée du nazisme, Julia Marcus.
Il y a aussi de nouvelles fréquentations : depuis quelques années, Marion Sage va travailler dans des fermes en Galice (Espagne) et, comme c’est une région où les chevaux et les juments vivent à l’état sauvage, en liberté dans la montagne, elle a eu l’occasion d’en fréquenter et d’enregistrer leurs pas, leurs mouvements et leurs différentes voix.
Elle a aussi eu envie de questionner nos relations à cet animal à travers son histoire, ses légendes et ses rôles socio-politiques.
Elle raconte et crée avec peu de moyens ; elle joue avec l’esthétique du montage en mêlant les registres. L’archéologie animale côtoie le fantastique et le croisement entre l’archive de la danse et la mythologie fait émerger un corps hybride qui tente de sortir de ses gonds.
L'équipe
Chorégraphe, chercheuse en danse et interprète installée à Bruxelles, Marion Sage se forme d’abord en danse contemporaine au Conservatoire de Caen, puis poursuit une licence et un master en Études en danse à l’Université Paris 8. Son parcours d’interprète la mène ensuite à Berlin, où elle débute un doctorat à la Freie Universität, poursuivi à l’Université de Lille sur les danseureuses “de gauche” exilées d’Allemagne dans les années 1930. Pendant dix ans, elle y enseigne au département des Études en danse, développant des dispositifs mêlant expérimentations corporelles, réflexion sociopolitique et analyse critique.
Parallèlement à la recherche, elle suit la formation chorégraphique de l’Abbaye de Royaumont autour de la citation en danse. Elle mène ensuite une recherche sur le geste de la voix au Vivat d’Armentières dans le cadre du dispositif “Pas-à-pas” de la Drac Hauts-de-France. Avec Happynest (Superamas), elle crée son premier solo Grand tétras, à partir des archives du danseur et jardinier Jean Weidt (première à Charleroi danse en 2021). Elle poursuit son exploration des gestes de la terre avec Baves, un projet mené avec Anne Lepère mêlant ateliers en milieu rural et recherches sonores et chorégraphiques. Elle travaille actuellement sur Jument, un solo inspiré des archives de la danseuse moderne Julia Marcus.
En parallèle, elle collabore comme performeuse avec plusieurs chorégraphes tels que Pierre-Louis Kerbart, Lara Barsacq, Thibaud Le Maguer, Liaam Iman) et intervient comme accompagnatrice ou regard extérieur auprès de diverses compagnies et artistes (Tumbleweed, Maud Pizon, Danya Hammoud, Marthe Degaille…).
Coproductions et soutiens
Coproductions : Charleroi danse, Bruxelles-Charleroi, CDCN L’Echangeur, Château Thierry, CN D Lyon
Soutiens et résidences confirmés : CDCN L’Echangeur, Château Thierry, CDCN Le Pacifique, Grenoble, Klap, Maison de la danse, Marseille, Sacra Experience, Galice, Ad Lib – résidence Libitum, Gaume, Be, Charleroi danse, Bruxelles-Charleroi Be, CND Lyon
Aides et bourses : Bourse à l’expérimentation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service de la danse, DRAC Hauts-de-France, SACD Bourse Beaumarchais
Aide à la mobilité WBI
Plus d'infos
Crédit photos : L’échangeur-CDCN Hauts-de-France