Marianne Baillot

  1. 20:00

    Marianne Baillot [Création]

    Paper Less, Paper Dress, Paper Less

    Le 21 mars 2017

    à 20:00 - Panopée

    Durée > 50 min

    Plein tarif 20€ - Réduit 14€ - Adhérent 10€ OU Pass soirée Plein tarif 28€ - Réduit 22€ - Adhérent 20€

    Chorégraphie : Marianne Baillot
    Interprétation : Marianne Baillot
    Lumières, scénographie : Séverine Rième
    Bande Son : Erik Satie, Danses de Travers I, II, III
    Musique originale : Luis Salgado
    Vidéos : Nikolas Chasser Skilbeck
    Régie Vidéo : Pierre Carré et Gilles Rodriguez

     

    • Marianne Baillot

    Le spectacle

    Le papier semble disparaître de la vie quotidienne, faisant place aux supports dématérialisés de la communication numérique. Paper Less, Paper Dress, Paper Less : quand elle donne ce titre à son nouveau solo, Marianne part de cette hypothèse un peu loufoque de fabriquer un vêtement de papier pour sublimer cette matière au moment où elle perd du terrain. Une femme entre seule en scène. Au début narratives ou illustratives, ses actions échappent petit à petit à leurs motivations premières et basculent vers cet ailleurs de la danse, vers le déploiement violent de la vie. Elle veut exprimer la distance entre le langage et l’expérience, déjouer la vocation « naturelle » du signe. Réussira-t-elle à dé-représenter, à effacer petit à petit tout “au-delà” symbolique au mouvement ?

    L’équipe

    Marianne Baillot

    Marianne Baillot vit entre Porto et Tours. Après avoir obtenu un Master en Sciences-Politiques, elle part parfaire sa formation en danse en Autriche (SEAD et Conservatoire Anton Bruckner à Linz) et en France (CNDC à Angers; et Transforme-Fondation Royaumont) et en faisant de nombreux workshops en Europe ( Xavier Leroy, Lucinda Child, Déborah Hay…). Comme interprète ou chorégraphe, elle collabore avec Antonio Pedro Lopes, Rita Natalio, Charlotte Plasse, Anne Juren, Séverine Rième. Depuis 2007, elle met en scène ses propres pièces. Dans sa danse, au style déconstructiviste et burlesque, des corps figures ou fonds doivent réaliser des tâches impossibles : plonger dans la sensation sans perdre la vision; échapper aux abus de la mémoire et de l’anticipation, révéler de multiples dimensions en même temps. Elle est artistes associé au Maus Habitos à Porto et soutenue par la Région Centre-Val de Loire.

    Coproductions

    Production : Matthieu Roger / La Belle Orange et Cie Else-Marianne Baillot
    Co-productions : Scène nationale d'Orléans, Théâtre de Vanves, Théâtre Municipal Rivoli (Porto)
    Co-réalisations : Maus Habitos (Porto), La Pratique (Vatan)

    Merci Merci à Charlotte Plasse, Jérôme Marin, Elisabeth de Sauverzac, Daniel Pires, Rui Mascarenhas
  2. 21:00

    DÉTRUIRE [Création]

    Marguerite Duras - Jean-Luc Vincent

    Le 21 mars 2017

    à 21:00 - Théâtre

    Plein tarif 20€ - Réduit 14€ - Adhérent 10€ OU Pass soirée Plein tarif 28€ - Réduit 22€ - Adhérent 20€

    Mise en scène Jean-Luc Vincent
    Collaboration artistique Anne-Elodie Sorlin
    Avec Edith Baldy, Isabelle Catalan, Xavier Déranlot, Julien Derivaz, Airy Routier, Anne-Elodie Sorlin, Jean-Luc Vincent
    Scénographie Magali Murbach
    Lumières Christian Pinaud
    Son Isabelle Fuchs
    Musique originale Christophe Rodomisto
    Costumes Séverine Thiébault
    Régie générale Yvon Julou

    • DÉTRUIRE
    • DÉTRUIRE
    • DÉTRUIRE
    • DÉTRUIRE

    Le spectacle

    Dans détruire, Marguerite Duras est sur scène. Là, devant nous, elle transforme la fiction romanesque de détruire dit-elle en théâtre. Dans un hôtel isolé près d’une forêt, deux hommes et deux femmes se rencontrent. De ses quatre personnages, Duras dirait qu’ils sont des mutants, qu’ils aiment tout et tout le monde et veulent la fin du monde. Elle dirait que la destruction capitale de la société de classe, ou plutôt de l’être de classe, en passerait nécessairement par eux.

    « Je suis pour qu’on ferme toutes les facultés, toutes les universités, toutes les écoles. Profondément. On recommence tout. C’est l’esprit profond de Détruire, dit-elle. Le départ à zéro. Je suis pour qu’on oublie l’histoire. L’histoire de France, l’histoire du monde. Complètement. Qu’il n’y ait plus aucune mémoire de ce qui a été vécu. C’est-à-dire de l’intolérable. Sur tous les fronts, sur tous les points. Tout casser. Dans Détruire, j’essaie de situer le changement de l’homme, enfin le stade révolutionnaire au niveau de la vie intérieure. Je crois que si on ne fait pas ce pas intérieur, si l’homme ne change pas dans sa solitude, rien n’est possible. Toutes les révolutions seront truquées. Ça, je le crois profondément. Si vous ne consentez pas librement à la révolution, vous n’y consentez pas. C’est faux et tout est truqué. Ce n’est pas la peine de la faire. »
    Marguerite Duras à propos du film Détruire dit-elle, 1969

    L’équipe

    Jean-Luc Vincent

    Né en 1973, Jean-Luc Vincent, normalien et agrégé de lettres classiques, se forme comme comédien à l’École du Samovar (1998-2000).

    Il est co-auteur et comédien au sein de la troupe Les Chiens de Navarre, dirigé par Jean-Christophe Meurisse, depuis leur création en 2005 et jusqu’à la création du spectacle Les armoires normandes (Théâtre des Bouffes du Nord, 2015).

    En 2006-2007, il est artiste résident (vidéo et performance) au Pavillon– Laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo (Paris). Dans le cadre de cette résidence, il réalise deux installations vidéo : India S. pour l’exposition « L’Inde, peut-être » (Espace Louis Vuitton, avril 2007) et Feelings pour l’exposition Versus (Palais de Tokyo, juin 2007). Il commence alors à développer son propre travail de mise en scène.

    En 2014, il créé la compagnie Les Roches Blanches. Il présente en octobre 2015 une forme courte à partir de la pièce de Rodrigo Garcia, Notes de cuisine, au Théâtre de La Loge à Paris (avec Céline Fuhrer, Cédric Moreau et Maxence Tual).

    Depuis 2005, il travaille comme dramaturge et assistant avec le metteur en scène Bernard Levy : Bérénice de Racine (MC2 Grenoble, 2006), Fin de partie et En attendant Godot de Samuel Beckett (Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet, 2007 et 2009), Le neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard (Théâtre National de Chaillot, 2008), L’échange de Paul Claudel (Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet, 2010), Histoire d’une vie de Aharon Appelfeld (Scène Nationale de Sénart, 2014), Les chaises d’Eugène Ionesco (Production Sortie Ouest et MC2 Grenoble, 2016).

    En 2016, il joue à Covent Garden, à Londres, un rôle parlé dans l’opéra bouffe français L’étoile d’Emmanuel Chabrier, mis en scène par Mariame Clément. Récemment, on l’a vu au cinéma dans le rôle de Paul Claudel dans Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont avec Juliette Binoche (Berlinale 2013) ou dans Gaz de France de Benoit Forgeard (Sélection ACID, Cannes 2015). Il retrouve Bruno Dumont pour Ma loute (Sélection officielle, Festival de Cannes 2016), une comédie dans laquelle il joue aux côtés de Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valéria Bruni-Tedeschi. Il joue aussi dans Apnée de Jean-Christophe Meurisse (Semaine de la critique, Festival de Cannes 2016).

    Coproductions

    Production Les Roches Blanches
    Production déléguée Comédie de Béthune, CDN Hauts-de-France
    Coproduction, accueil en résidence, création Studio Théâtre de Vitry,
    Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne CDN, Scènes du Golfe – Théâtres Arradon Vannes
    Avec le soutien de la DRAC Ile-De-France, de la SPEDIDAM, du dispositif d’insertion de L’ESAD du Théâtre National de Bretagne CDN
    accompagnement diffusion, communication Maison Jaune

    Le travail de répétitions a été amorcé grâce au Théâtre de Vanves, scène conventionnée, et grâce au Théâtre de la Bastille et à son soutien technique. Il a aussi bénéficié d’une résidence à La Ferme du Buisson / Scène nationale de Marne la Vallée. Une première étape de travail a été présentée en novembre 2015 au Jeune Théâtre National dans le cadre du festival